C'est à la fois un outil d'épargne et de transmission du capital. Ce placement bénéficie d'un cadre juridico-fiscal spécifique.
Une assurance vie permet tout d'abord de se constituer ou de faire fructifier un capital. Chacun peut ouvrir un ou plusieurs contrats et y effectuer des versements, réguliers ou non, sans limite de montant.
A tout moment, il peut récupérer son épargne via un retrait partiel ou total, ou en demandant une avance. Il peut même transformer son capital en rente viagère.
Au décès de l'assuré, le capital présent sur le contrat est versé au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) librement dans le contrat. Sauf abus, il est donc à l'abri des droits de succession.
Attention, toutefois, à ne pas confondre assurance vie et assurance décès (voir mon-assurance-deces.net). Pour toute souscription, l'assuré a trente jours pour renoncer et se faire rembourser son contrat.
Premier d'entre eux, le contrat monosupport en euros est destiné aux épargnants recherchant la sécurité. Le capital investi et les intérêts versés chaque année sont garantis par l'assureur. Ces contrats affichent actuellement un rendement de 4% net en moyenne.
On peut trouver la même sécurité au sein d'un second type de contrat, le multisupport. Les meilleurs contiennent en effet un fonds ou support en euros aux caractéristiques identiques. Mais dans un multisupport, l'épargne peut aussi être investie sur d'autres fonds, les unités de compte. Le capital varie alors à la hausse ou à la baisse, selon l'évolution de la valeur des fonds. Le souscripteur peut lui-même répartir son épargne parmi les fonds proposés, de quelques-uns à plusieurs centaines selon les contrats, ou déléguer cette gestion en optant pour un profil de gestion.
A noter enfin l'existence des contrats NSK, multisupports comportant au moins 30% de fonds actions, dont 10% de titres non cotés.
Les frais
Tout d'abord, certains contrats contiennent des frais de dossier,
de 20 à 50 euros. Ensuite, chaque versement supporte un
prélèvement de 0 à 5%, rarement plus.
Il existe aussi des contrats à frais précomptés, pour lesquels
les versements de la première, voire de la deuxième année, sont engloutis
par l'assureur. Une valeur de rachat nulle ou très amoindrie en indique
la présence. Enfin, l'assureur soustrait à votre épargne des frais
de gestion annuels, autour de 0,6% sur les contrats ou fonds en euros et
de 0,9% sur les unités de compte. Autres frais à signaler : les
pénalités en cas de rachat prévues par certains contrats. Enfin, tout arbitrage
de l'épargne sur un multisupport est facturé de 0,25 à 1%, avec parfois
un arbitrage gratuit par an.
La fiscalité
En cas de retrait. Pour les contrats souscrits depuis 26 septembre 1997,
les intérêts compris dans le retrait sont intégrés à la déclaration
des revenus de l'année, puis soumis au barème de l'impôt. Mais
le souscripteur peut opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire,
de 35% les quatre premières années, 15% entre quatre et huit ans, et 7,5%
au-delà. Sur ces 7,5%, il existe un abattement sur les
intérêts de 9.200 euros pour un couple et 4.600 euros pour un célibataire.
Les 11% de prélèvements sociaux sont pris sur
le rendement annuel pour les contrats en euros ou lors des retraits pour
les multisupports.